mercredi 5 décembre 2012

Pourquoi la cour pénale internationale fait la pression aux dirigeants ou aux chefs d'Etats africains?

La cour pénale internationale(CPI),dirigée par la gambienne Fatou Bensouda a tendance à faire la pression aux anciens dirigeants et chefs d’États africains.Et la question qui ne cesse d'alimenter les débats, est de savoir pourquoi la CPI s'intéresse- t-elle exclusivement aux leaders africains?.

C'est vrai que cette cour pénale est une institution qui a pour objectif principal de juger tous ceux qui ont commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité durant leur parcours au sein d'une nation ou d'une autre organisation.Doit-on dire tout simplement que la cour pénale internationale n'a que des compétences lorsqu'il s'agit de juger les Africains?évidemment non elle le fait parce qu'en principe ce sont les Africains qui commettent ces genres de crimes.

Certes elle en abuse,mais il faut que justice se fasse.Le cas de Laurent Gbagbo,ancien chef d’État ivoirien en est l'exemple palpitant.Mais il y en a tant d' autres.C'est le cas de Charles Taylor,Jean Pierre Bemba mais également  cette comparution de Simone Gbagbo, épouse de l'ex chef d’État de la République sœur de la Cote d'Ivoire qui s'annonce.Tout cela pour dire que celui ou celle qui commet ces crimes doit rendre compte. La plupart de nos dirigeants ne prennent pas la peine de faire cette distinction qui existe entre diriger et semer la dictature. En Afrique subsaharienne surtout,les dirigeants sont considérés comme des dictateurs,des tyrans et les gouvernés comme de petits citoyens qui n'ont aucun mot à dire, bref des consommateurs.
Malgré l'avancée de la démocratie en Afrique subsaharienne,a - t- on coutume de dire,nos dirigeants gagnent encore du terrain.Le citoyen "lambda" est considéré comme un opprimé et le dirigeant l’oppresseur.
Devons-nous rester statique et laisser nos dirigeants faire ce qu'ils veulent lorsqu'ils sont en exercice ou à la magistrature suprême?.

 

Nous détenons tous un pouvoir;mais un pouvoir très limité,parce que tout simplement nul n'est au dessus de la loi.Force reste à la loi et la restera toujours.Dans ce cas les chefs d’États africains doivent faire preuve d'une certaine maturité,de dynamisme,de détermination et de persévérance afin que l'Afrique toute entière puisse aller de l'avant et affirmer son autonomie.